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Créer un jardin écologique en 27 pratiques qui respectent la vie et sa biodiversité

Jardin Écologique : 27 Pratiques pour se mettre au Vert
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Comment expliquez-vous que la moindre plantation de votre jardin termine dévorée par les insectes ravageurs en quelques jours ? Jardiner, c’est trop compliqué et vous n’avez pas la main verte. Oubliez ces clichés réducteurs. Chaque personne qui se donne la peine d’observer la nature peut déchiffrer son fonctionnement et ses subtilités. Un jardin écologique correspond à un espace extérieur où chaque entité a pu trouver sa place et se développer à son rythme. L’horticulteur qui s’en occupe a compris que la vie a besoin de temps, de douceur et de respect. Découvrez 27 pratiques qui conduiront saison après saison vos plantations vers un climax.

Sommaire
  1. Choix des espèces et organisation favorisant la biodiversité en permaculture
  2. Apports hydriques, nutritifs, énergétiques et traitements pour jardin autonome
  3. Entretien durable d’un jardin écologique

Choix des espèces et organisation favorisant la biodiversité en permaculture

Selon l’état actuel de votre jardin, plus ou moins de travail vous attend.

Même si la permaculture prône la naturalité et un faible entretien, un jardin demeure un espace anthropisé qui nécessite parfois une aide extérieure pour se développer harmonieusement, surtout s’il a beaucoup souffert jusqu’à maintenant.

Non pas que la nature ait besoin de vous, mais comme vous avez décidé pour elle de certaines associations, vous devez réparer certaines de vos erreurs.

1-     Privilégier des matériaux durables pour le matériel et les constructions d’un jardin biologique

Avant de parler du vivant, attardons-nous sur le matériel.

Pour un jardin écoresponsable en pleine santé, optez pour des matériaux écologiques pour vos aménagements (terrasse, chemins, meubles de jardin, etc.).

Pas question de détruire l’existant, mais si vous hésitez avant de vous lancer dans la rénovation d’un abri de jardin ou dans l’achat de matériel de jardinage, pensez local.

Fuyez les bois d’essences exotiques qui contribuent à la surexploitation forestière dans des zones déjà sensibilisées.

Bannissez le plastique pour vos outils de jardin et votre arrosoir, préférez le bois et le métal.

Ne cherchez pas à économiser sur la qualité. Misez sur des équipements qui dureront plusieurs années et soignez leur entretien et leur stockage.

Un bon matériel s'impose pour un jardin écologique
Privilégiez la qualité et des matériaux écologiques comme le bois et le métal.
Bannissez les plastiques et les équipements qui ne survivent pas à une saison.

2-     Supprimer les emballages inutiles de la pépinière aux espaces verts

Avez-vous remarqué la quantité de déchets générée par vos achats en jardinerie ?

Les emballages plastiques se multiplient entre les godets, les supports, les caissettes de transport, les sacs contenant les bulbes, etc.

Privilégiez les jardineries qui vendent en vrac les bulbes et les graines.

Achetez des arbres et arbustes à racines nues que vous transporterez en ayant pris soin d’emporter des sacs réutilisables.

3-     Choisir des végétaux adaptés au sol et aux terrains secs pour un jardin écologique

Si vous adorez les espèces tropicales alors que vous vivez en milieu continental, vous risquez de ne jamais obtenir un jardin écologique.

Vous ferez souffrir des plantes inadaptées à votre sol et gaspillerez beaucoup d’énergie à tenter de les garder en vie (entretien et apports nutritifs).

Que ça soit pour un potager, un verger ou un parterre de fleurs, optez pour des espèces adaptées à votre climat (résistance au froid, à l’ensoleillement, aux variations de température brutales) et à votre sol (argileux, sableux, calcaire, tourbeux, etc.).

En toute logique, si vous effectuez vos achats dans la pépinière la plus proche de chez vous, vous devriez bénéficier des conseils d’un professionnel. Il connaîtra parfaitement les espèces, les essences et les mariages qui se prêtent bien aux sols de votre région.

4-     Bouturer, diviser, multiplier les récoltes et proposer des échanges avec les voisins-jardiniers

Inutile de retourner à la pépinière chaque année, pensez à récolter des graines d’une année sur l’autre et à bouturer vos vivaces en été.

Vous vous garantirez ainsi une multiplication de vos plantations pour l’année suivante.

Si votre production dépasse vos besoins, profitez-en pour en offrir à votre voisinage et pour sensibiliser les plus jeunes qui verront dans une plantule l’occasion de s’initier au jardinage.

Sensibiliser les enfants au jardinage écologique
Un jardin écologique vous permet d’apprendre à vos enfants en toute simplicité comment se déroulent les cycles de la vie

Vous créerez des moments de convivialité et d’éducation à l’environnement privilégiés qui feront de vous l’expert en botanique de votre quartier.

Vous augmenterez également votre bien-être intérieur, car jardiner se prête particulièrement bien aux échanges, à l’apprentissage, à l’expérimentation et au partage de savoir.

5-     Laisser respirer chaque être vivant d’un jardin naturel

Même si la nature déteste le vide, n’oubliez pas lorsque vous semez ou repiquez que certaines distances sont à respecter entre vos plantations.

Les petites pousses ont besoin d’espace pour se développer.

D’ici quelques années, votre allée clairsemée ressemblera à un beau tapis de fleurs interrompu, mais n’étouffez pas leur croissance dans l’espoir d’obtenir plus vite un résultat. C’est l’inverse qui se produirait.

Jardiner écologique nécessite beaucoup de patience, la même dont vous vous êtes muni pour laisser grandir vos enfants.

Laisser les espèces respirer dans un jardin écologique
Rien ne sert de se serrer ! Des espèces plantées dans de bonnes conditions donneront suffisamment pour vous permettre de nourrir votre famille et une partie du voisinage

6-     Favoriser la diversité et les mariages harmonieux du potager au verger en passant par les parterres de fleurs

Les melons aiment les capucines et les poireaux affectionnent les fraisiers. L’amour ne s’explique pas !

N’oubliez pas que la nature aime la diversité et s’en nourrit pour mieux se développer.

La liste des associations heureuses pour vos espaces fleuris est longue.

Misez sur les synergies pour accroitre la croissance de vos légumes et pour créer des répulsifs naturels contre certains insectes qui nuisent parfois à vos cultures.

7-     Diversifier les habitats pour créer des ponts entre zones en permaculture

Diversifiez les espèces, ainsi que les habitats.

Le zonage en permaculture facilite aussi bien votre travail de récolte et d’entretien que l’harmonie au sein de vos espaces.

Mixez les espèces et les espaces pour reconstituer la diversité que peut offrir la nature lorsqu’on lui en laisse la possibilité.

Plantez des haies, ajoutez un bassin, construisez une cabane, alternez les cultures, mélangez les fleurs, les fruits et les légumes.

8-     Planter un arbre comme point de repère d’un jardin biologique

Un arbre constitue un écosystème à lui tout seul.

Planter un arbre dans votre jardin écologique, c’est :

  • proposer un refuge à la faune ;
  • créer de l’ombrage pour vos espèces les plus sensibles à la lumière ;
  • s’offrir un point de repère majestueux sous lequel vous aimerez flemmarder quand votre jardinage sera terminé.

Planter un arbre pour une occasion précise comme la naissance de vos enfants ou bien tout simplement pour le voir grandir avec votre famille.

9-     Offrir une zone à l’abandon à la faune de passage dans un jardin naturel

Vous vous demandez peut-être comment aider la faune sauvage pendant l’hivernation. Vous aimeriez créer des refuges pour hérissons et orvets de passage.

C’est simple : ne faites surtout rien !

Laissez une zone à l’abandon, avec du petit bois mort ou stoppez l’entretien d’une partie de vos haies.

Plus vos espaces sembleront calmes, plus la faune sauvage les trouvera accueillants.

L’idéal pour les visiteurs craintifs consiste à ne croiser personne : ni vous, ni votre chat ou votre chien.

Délimitez si possible un secteur que vos animaux de compagnie n’iront pas visiter, donc loin de votre foyer.

10- Créer une haie à bénéfices multiples pour jardin écoresponsable

La nature déteste les séparations ou les ruptures dans le paysage. En revanche, elle adore les haies qui ne segmentent pas, mais rassemblent.

Si vous plantez une haie libre dans votre jardin, vous créerez un habitat favorable pour les insectes auxiliaires et les oiseaux.

Créer une haie sera, avec la plantation d’un arbre, votre meilleur investissement pour obtenir un jardin écologique accueillant et luxuriant.

Vous inviterez encore davantage de biodiversité dans vos extérieurs en créant des microclimats de part et d’autre de ces murs végétaux.

La barrière au vent constituée par les haies vous permettra d’installer dans votre jardin de nombreuses espèces dont le feuillage dense s’abime sous l’effet de rafales parfois violentes.

Planter un arbre dans un jardin écologique
Planter un arbre, tout comme une haie, augmente la biodiversité d’un jardin

Apports hydriques, nutritifs, énergétiques et traitements pour jardin autonome

Maintenant que vous possédez tous les éléments pour créer un jardin écologique, voyons comment lui permettre de se développer au mieux, d’accroitre son autonomie et de se réguler.

Entretenir un jardin est facile et rapide s’il est conçu de façon à ce que ses occupants vivent en harmonie. Ne jardinez jamais à contrecœur sinon le résultat ne sera pas à la hauteur.

Si vous cherchez à vous libérer du temps libre pour augmenter votre bien-être au quotidien, un jardin naturel vous apportera satisfaction.

Plus vous observerez votre jardin, plus vous comprendrez ses besoins et pourrez y répondre vite. A l’image d’un écologue, vos conclusions vous mèneront à une gestion plus durable de vos espaces.

Lorsqu’un écosystème fonctionne bien, il se régule presque tout seul.

11- Nourrir le sol avant le végétal au sein d’un jardin écologique productif

Oubliez les engrais, même verts, en fertilisant de manière organique la terre de votre jardin avec du compost.

On parle d’amendement davantage que d’engrais, puisque le compost, au même titre que le fumier, améliore la structure du sol tout en apportant les éléments nutritifs indispensables à vos cultures.

Plus souple et aérée, votre terre retient mieux l’eau et les nutriments. Les racines de vos plantations se développent facilement et puisent les ressources dont elles ont besoin pour leur croissance.

L’apport annuel, à l’automne, suffit à nourrir convenablement votre potager et vos espaces fleuris toute l’année.

Inutile de réfléchir à un ajout supplémentaire de fertilisants. Avec le compost, votre terre de jardin s’enrichit des composés organiques qui la rendent naturellement bonne pour tout ce que vous voudrez y faire pousser.

12- Recourir aux engrais naturels pour un jardin naturel

Si malgré vos bons soins, la nature de votre terre vous contraint à réaliser des ajouts organiques, privilégiez les engrais naturels.

La phacélie est un engrais vert qui possède une croissance rapide. Elle renouvelle les éléments nutritifs du sol et étouffe les mauvaises herbes. Une vraie petite plante miraculeuse. Vous la sèmerez sur une parcelle vide. Coupée, broyée par mulching et enfouie dans le sol à l’automne, elle dynamisera votre terre pour lui permettre d’accueillir vos nouvelles plantations.

Les purins de consoude ou d’ortie font d’excellents engrais tout en ayant de bonnes propriétés soignantes. Ces pratiques de jardinage biologique vous éviteront de nombreux traitements.

Bannissez les engrais chimiques dont le dosage délicat peut être fatal à vos espaces verts. De plus, ils contribuent à augmenter la charge en nitrates de la nappe phréatique.

13- Privilégier la prévention au traitement contre les maladies et les parasites des plantes, des fruits et des légumes

Quelques bonnes pratiques vous éviteront des traitements chimiques néfastes pour la biodiversité, coûteux et souvent inefficaces, contre les maladies et parasites.

Voici quelques exemples d’actions préventives à mettre en place dès maintenant dans votre jardin :

  • ajoutez du purin d’ortie à vos arrosages. Il agit comme un cocktail de vitamines pour rendre vos plantes plus résistantes aux maladies ;
  • étalez de l’argile sur le tronc de vos arbres pour stopper l’invasion des insectes sous l’écorce ;
  • protégez les fleurs de vos arbres fruitiers en fixant sur le tronc un collier englué qui bloquera le passage des insectes rampants et des fourmis ;
  • supprimez les branches malades ou parasitées de vos plantations dès que vous les identifiez. Vous éviterez la prolifération de l’infection ;
  • à l’image d’une salle opératoire, nettoyez vos outils de jardinage à l’alcool à brûler lorsque vous bouturez des plants pour ne pas transférer d’éventuelles maladies d’une plante à l’autre ;
  • privilégiez les tailles qui provoquent seulement de petites blessures dont la cicatrisation rapide diminue l’accès aux parasites ;
  • rempotez ou mettez en terre en prenant soin de ne pas endommager les racines.

14- Traiter naturellement un jardin naturel avec des produits faits maison

Si malgré tous vos soins, vos légumes ou vos fleurs sont parasités, évitez de recourir aux pesticides et insecticides chimiques.

Traitez naturellement avec des plantes et des potions faites maison dès les premiers signes de maladie.

Optez pour des purins (préparation à température ambiante), des infusions de plantes (préparation dans l’eau bouillante puis refroidie et conservée à température ambiante) ou des macérats (préparation dans l’eau froide) que vous aurez préparés vous-même.

Quelques exemples :

  • une décoction d’ail lutte efficacement contre de multiples parasites ;
  • l’ortie est un excellent fongicide ;
  • la prêle éradique les champignons ;
  • la tomate fait fuir les pucerons.

Selon les problèmes rencontrés dans votre jardin écologique, une solution naturelle existe toujours.

15- Associer dans un jardin écologique des plantes compagnes et répulsives

Vos plantes ont la capacité de se soigner mutuellement.

Les plantes compagnes ou répulsives possèdent des pouvoirs presque magiques pour votre potager ou votre verger.

Avant de planter n’importe quoi ensemble, sachez que certains végétaux bloquent la croissance des autres. Les pommes de terre et les tomates ne sont pas en très bons termes, tandis que d’autres se stimulent comme l’aneth et le concombre.

Ces associations impactent positivement vos rendements.

Au-delà de leurs affinités et de leurs oppositions, certains végétaux répulsifs évitent l’usage de pesticides et d’insecticides.

Vos rosiers n’auront pas à craindre les invasions de pucerons si vous les mélangez à des plantes aromatiques.

Selon les plantations que vous envisagez de réaliser, cherchez des espèces en synergie.

Un jardin écologique offre une plus grande diversité
Vous réaliserez vite qu’en parlant le langage de la nature, elle vous le rendra au centuple.
Vos récoltes seront plus belles et généreuses d’année en année

16- Économiser l’énergie de chauffage dans une serre de jardin écologique

Si votre serre est en projet, essayez de la construire à un endroit peu soumis aux vents qui rendra les températures hivernales moins glaciales.

Pour maintenir votre serre à bonne température même pendant l’hiver, n’installez pas un système de chauffe souvent énergivore.

Commencez par bien l’isoler, tout en lui assurant une certaine ventilation.

Pas très écologiques, mais efficaces, le papier bulle et le polystyrène isolent durablement vos constructions de jardin. Fixez ces matériaux sur les faces non ensoleillées de votre serre afin d’éviter les déperditions de chaleur.

Vous pouvez aussi installer des stores antisolaires à l’extérieur de la serre qui vous permettront de lutter conjointement contre la surchauffe estivale.

Maintenant que votre serre est isolée, plusieurs techniques existent pour produire de la chaleur par rayonnement thermique.

Placez des bidons que vous aurez peints en noir et remplis d’eau tout autour de votre serre ainsi que dans la serre. La journée, les rayons du soleil chauffent l’eau et accumulent de l’énergie qui est redistribuée le soir. C’est le même principe pour la Terre qui stocke de la chaleur le jour et la libère dans l’atmosphère la nuit.

Si vous n’avez pas de bidons, optez pour des galets noirs en basalte ou des bassines d’eau qui rempliront des fonctions identiques.

17- Économiser l’eau en arrosant peu un jardin biologique

Choisissez des plantes adaptées à l’aridité de votre région pour ne pas devoir les arroser trop souvent. Les espèces locales vous assureront un arrosage raisonné, tout comme les espèces méditerranéennes.

N’oubliez pas que les espèces tropicales, contrairement à celles des zones désertiques, adorent l’eau. Elles souffriront d’un manque de chaleur et d’humidité.

Achetez des plants jeunes qui n’auront pas encore pris de mauvaises habitudes d’arrosage et pourront supporter un certain stress hydrique par rapport à des individus plus matures.

Laissez de l’espace entre vos plantations pour permettre à l’eau de pluie de pénétrer la terre de votre jardin écologique.

Espacez les arrosages, mais rendez-les généreux, au lieu d’arroser peu chaque jour. Votre sol doit sécher entre deux arrosages sinon les racines de vos plantes peuvent s’asphyxier.

N’arrosez jamais en plein soleil ni directement sur les feuilles ou les fleurs. Versez l’eau au pied de vos plantations. Sinon, le feuillage et les fleurs risquent de brûler et l’eau s’évaporera rapidement.

Pour conserver l’eau plus longtemps dans le sol, paillez vos cultures.

Mettez en place un récupérateur d’eau qui vous fera économiser de grands volumes d’eau potable. L’eau de pluie est en outre meilleure pour les cultures que celle traitée du robinet.

Entretien durable d’un jardin écologique

L’entretien doit être raisonné pour un jardin écologique en parfaite santé.

N’ayez crainte, il ne rime pas nécessairement avec contraintes et temps infini passé à jardiner.

La nature s’entretient très bien toute seule, si vous comprenez son fonctionnement et que vous vous armez de patience.

18- Recycler les déchets de la maison au jardin

Commençons l’entretien de votre jardin écologique par un peu de recyclage.

Si vous vous demandez comment réaliser un compost de qualité, optez pour une méthode simple qui consiste à récupérer vos épluchures de cuisine, vos fleurs fanées, vos fruits et légumes trop murs, etc.

Bref, rapporter à la terre ce qu’elle vous a donné sera la meilleure façon de l’entretenir durablement.

Compost indispensable au jardin écologique
Utilisez vos déchets verts de la maison pour fabriquer un compost qui nourrira votre terre

19- Observer son environnement végétal pour devenir un bon botaniste

Si vous débutez en permaculture, un excellent moyen de choisir vos plantes consiste à copier les bonnes pratiques de vos voisins et à vous inspirer des plantations effectuées dans vos espaces verts communaux. Les conditions climatiques sont similaires et la nature du sol identique d’une parcelle à l’autre à quelques détails près.

Vous gagnerez en efficacité en procédant ainsi, car ce qui pousse bien s’entretient bien. Ne tentez pas de révolutionner le monde du jardinage avec des expériences hasardeuses, vous perdriez du temps et de l’argent.

Une espèce particulièrement bien adaptée à son environnement résiste mieux aux maladies et aux insectes ravageurs. Elle supporte également plus facilement quelques négligences d’entretien.

20- Éviter de trop travailler le sol pour un jardin qui respire mieux

La terre de votre jardin constitue un écosystème à part entière. Des micro-organismes et des vers de terre y vivent. Ils contribuent à l’aérer et à l’ameublir pour que les racines des plantes s’y enfoncent plus facilement.

Un jardinier écologique veille à ne pas perturber ce fonctionnement en réduisant les interventions humaines. Un coup de bêche peut faire autant de mal à votre sol qu’une boule de démolition en ferait à votre maison.

La bêche amène en surface des organismes anaérobies (qui vivent sans air) et ensevelit des organismes aérobies qui étouffent.

Utilisez une grelinette, sorte de bêche très légère, et préservez la vie du sol et sa fertilité.

21- Privilégier l’entretien d’un jardin biologique à l’huile de coude

Votre gazon a besoin d’être tondu, vos haies taillées et vos arbustes élagués. Leur bonne croissance et leur floraison l’année suivante en dépendent, ainsi que l’esthétisme de votre jardin.

Afin de ne pas générer trop de nuisances sonores et trop d’émissions de CO2, privilégiez les équipements électriques à leurs homologues thermiques, ou si votre jardin est de taille moyenne, optez pour l’huile de coude.

Un taille-haie manuel apporte plus de précision. Vous risquerez moins d’éliminer des branches qui auraient mieux fait d’être conservées.

Votre jardin écologique vous accueille parmi ses habitants, ne semez pas la panique.

22- Pratiquer la rotation des cultures pour un jardin régénéré

La rotation des cultures ne s’applique pas qu’aux grandes exploitations agricoles.

En changeant chaque année de place vos fruits et légumes, vous garantissez un bon renouvellement des ressources nutritives du sol pour satisfaire chaque espèce, dont les besoins spécifiques différents. Vous évitez aussi que les parasites ne s’installent durablement.

Un modèle de rotation sur quatre ans est idéal. Il fonctionne sur base des besoins nutritifs de vos fruits et légumes. Par exemple :

  • les haricots enrichissent le sol en azote (légumes à graines) ;
  • les salades utilisent cet azote (légumes à feuilles) ;
  • les carottes puisent les ressources en profondeur (légumes à racines) ;
  • les tomates créent du compost qui régénère votre sol pour commencer un nouveau cycle (légumes fruits).

Trouvez les associations qui correspondent à vos besoins et lancez-vous pour une rotation des cultures sur plusieurs années, vous serez surpris de l’augmentation de vos rendements.

23- Utiliser des couvre-sol pour lutter contre les mauvaises herbes du jardin

Une bonne technique pour réduire l’entretien de son jardin consiste à pailler le sol.

Comme nous l’avons vu précédemment, le paillage permet de mieux retenir l’eau dans la terre, mais il évite également le lessivage lors des fortes pluies et il limite la propagation des mauvaises herbes.

Enfin, un paillage végétal fait office de compost et améliore les propriétés organiques de votre substrat.

24- Respecter le cycle des végétaux d’un jardin naturel

Quand l’hiver joue les prolongations, dès le retour des premiers beaux jours, vous vous impatientez de remettre de la vie dans votre jardin. Une première journée où le mercure affiche 20 °C laisse imaginer à tort que c’est l’été.

Les pépinières profitent de vos envies de renouveau pour vous vendre avant l’heure des plantes sensibles aux gelées. Si vous succombez à cet achat déraisonnable, sachez que vous devrez garder vos plants sous abris. Une forte gelée pourrait leur être fatale.

Le raisonnement inverse s’applique aussi. Si vous tardez à mettre en terre de jeunes plants, leur faible développement ne leur permettra pas de résister à une vague de chaleur.

Prenez soin de respecter le cycle des végétaux : repos, germination, croissance, floraison et fructification à des périodes précises de l’année.

Respecter les saisons dans un jardin écologique
Vous aimeriez manger des fraises en janvier et des courges en mai ?
Pourquoi ne pas profiter des merveilles qu’offre chaque saison ?

25- Prendre soin des plantations d’un jardin écologique

La nature n’aime pas être dérangée, mais certaines de vos plantations apprécient que vous preniez soin d’elles.

Fleurs fanées et feuilles séchées pourront être retirées pour éviter que ces parties mortes ne continuent de prélever inutilement de la sève.

Bien souvent, après un petit entretien de ce type, la floraison repart de plus belle.

Vous avez espacé vos plantations, mais n’hésitez pas à déplacer des touffes si elles commencent à empiéter sur le territoire de leur voisine. Des plantes trop rapprochées étouffent et les champignons en profitent pour se développer.

26- Tailler raisonnablement et en douceur haies, arbres et arbustes

Ne confondez pas taille et débroussaillage !

Couper des branches revient à détruire une partie d’un végétal.

Tout comme une entaille dans la peau, elle affaiblit temporairement votre arbre ou arbuste.

Allez-y en douceur et taillez uniquement les espèces qui en ont véritablement besoin, comme les arbres à fleurs et les fruitiers.

Privilégiez les coupes nettes à une distance convenable du tronc pour permettre au bourrelet cicatriciel de se développer rapidement.

27- Ne pas manucurer un jardin naturel

Mieux vaut ne pas en faire assez que trop.

Même si l’entretien de votre jardin écologique s’impose, réduisez-le au minimum surtout à l’automne. Si les gelées arrivent plus vite que prévu, vos espèces récemment taillées ne passeront peut-être pas l’hiver.

Tout comme les animaux ont besoin d’une bonne couche de graisse pour affronter le froid, les végétaux préfèrent se protéger avec des fleurs et des feuilles fanées plutôt qu’être mis à nu.

De plus, si vous débarrassez toutes les feuilles mortes de votre jardin où iront se réfugier vos visiteurs de l’hiver ? Où les oiseaux trouveront-ils le matériel nécessaire à la création de leur nid douillet ?

Pensez à eux et à vous. Le retour du froid doit davantage vous donner envie de vous occuper de votre intérieur que de l’extérieur. Prenez soin de vous et de vos proches. Laissez la nature se reposer. Vous lui devez bien cela pour la remercier des fruits et légumes savoureux qu’elle vous a offert tout au long de la belle saison.

Adepte de la permaculture ou jardinier débutant, confiez-nous vos astuces pour un jardin écologique en parfaite santé, ainsi que vos éventuels problèmes avec des espèces récalcitrantes.

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